Merci l’ami. L’intention était là de faire ressentir le vivant dans un arbre, un sacrifice. Une créature comme nous qui respire… qui vit en communauté. 😊😉
Merci. C'est exactement ce que je voulais : déplacer un peu le regard. Nous sommes habitués à considérer les autres êtres vivants comme des ressources au service d'une seule espèce : la nôtre. Parce que, bien sûr, nous avons tendance à nous croire au sommet du vivant. Nous nous arrogeons un droit presque illimité de vie et de mort sur les animaux comme sur les végétaux. Pourtant, ils pourraient très bien survivre sans nous. Tout ne tourne pas autour de nous. Nous sommes une forme de vie parmi les autres. D'ailleurs, notre vision du monde détruit des écosystèmes entiers. Mais nous, pourrions-nous imaginer vivre sans eux ? Cela ne change-t-il pas un peu notre conception du respect et du sacré ?
Oui, l'éducation est essentielle. Mais elle doit peut-être d'abord passer par un changement de regard. Tant que nous considérons les autres êtres vivants comme de simples ressources, comment pourrions-nous entrer en relation de respect avec eux ?
Et cette logique ne s'arrête pas au vivant non humain. Nous n'arrivons même pas à respecter nos frères et sœurs humains. Nous prélevons et gaspillons bien au-delà de nos besoins, alors que d'autres crèvent de faim. Les wendigowak ont de bonnes raisons d'être en colère. 😉
Oui, et sans vouloir trop déplacer le centre de gravité de notre échange, à titre indicatif, ce que tu dis résonnes fortement avec un manifeste de mon corpus (les épistémies de soi) qui relie les connaissances fondamentaux du corps, des émotions, de la pensée, du lien et du sens.
Ces connaissances de soi déplacent le regard avec une configuration qui nous offre plus de liberté pour s'approcher de la pensée juste.
Elles sont suggérées d'être apprises avant d'accueillir les matières scolaires.
En revenant aux wendigowak, il semble qu'ils soient plus disposés à partager leurs exaspérations que leurs colères.
J’ai beaucoup aimé ton conte, que je lis finalement moins comme une simple variation sur le wendigo que comme un conte animiste de Noël. Ce qui m’a frappée, c’est toute la logique du don : l’arbre qui s’offre, l’humain qui demande plutôt que de prendre, la forêt qui répond, puis le wendigo qui devient gardien de l’équilibre plutôt que simple figure de dévoration.
Ça m’a rappelé certaines lectures sur le chamanisme sibérien, notamment chez Hamayon, où la chasse n’est jamais seulement une prise, mais une relation réglée entre humains et non-humains. Ici, tu fais quelque chose de semblable avec l’arbre : ce n’est pas une ressource, c’est un être avec lequel on entre en relation.
Ton wendigo est donc très libre par rapport à la légende, mais cette liberté fonctionne bien parce qu’elle sert une réflexion claire : prendre n’est pas forcément détruire, à condition de reconnaître ce qui est donné et de rendre quelque chose au cycle du vivant. C’est une belle manière de déplacer une figure terrifiante vers quelque chose de presque sacré.
Merci, Johanne, pour ton commentaire. J’aime particulièrement cette phrase. Elle résume très bien ce que je voulais exprimer dans ce texte :
« Prendre n’est pas forcément détruire, à condition de reconnaître ce qui est donné et de rendre quelque chose au cycle du vivant. »
Merci beaucoup pour cette lecture approfondie. Je ne connaissais pas Hamayon, mais ton parallèle avec le chamanisme sibérien est très intéressant. Je vais aller découvrir ses travaux. Je suis curieux. Tu viens d'éveiller ma curiosité.
C’est exactement dans la philosphie des autochtones amazoniens (entre autres), Kopenawa l’explique vraiment bien dans son livre La chute du ciel, écrit avec l’anthropologue Bruce Albert.
Ce conte tout comme l’ensemble de tes textes m’amène à réfléchir sur nos comportements, nos échanges, nos actions auprès de tout ce qui est vivant. Merci!
Merci, Elsie. J'essaie, du mieux que je peux, de faire ressentir une expérience intérieure dans laquelle, je l'espère, chacun peut reconnaître une part de lui-même. Et oui, aussi, de susciter une réflexion sur nos gestes et notre rapport à tout ce qui vit autour de nous.
Merci, Nicolas. Oui, il y a une forte dimension chamanique et spirituelle. À travers ce conte, j'avais envie d'explorer une autre façon de penser notre lien avec le vivant. Je suis heureux que ce texte t'ait touché.
Ton as réussis à me faire ressentir de la peine pour le sapin volontaire et impressionné par le wendigowak.
Merci l’ami. L’intention était là de faire ressentir le vivant dans un arbre, un sacrifice. Une créature comme nous qui respire… qui vit en communauté. 😊😉
Présenter comme ça, ça fait sincèrement réfléchir.
Sur la respiration, ça renvoie à une circulation instantanée et surtout fondamentale qu'on ne peut se permettre et au nom de qui, de le légiferer.
Merci. C'est exactement ce que je voulais : déplacer un peu le regard. Nous sommes habitués à considérer les autres êtres vivants comme des ressources au service d'une seule espèce : la nôtre. Parce que, bien sûr, nous avons tendance à nous croire au sommet du vivant. Nous nous arrogeons un droit presque illimité de vie et de mort sur les animaux comme sur les végétaux. Pourtant, ils pourraient très bien survivre sans nous. Tout ne tourne pas autour de nous. Nous sommes une forme de vie parmi les autres. D'ailleurs, notre vision du monde détruit des écosystèmes entiers. Mais nous, pourrions-nous imaginer vivre sans eux ? Cela ne change-t-il pas un peu notre conception du respect et du sacré ?
Je suis d'accord, et je penses qu'il y a tout un reconditionnement à faire pour notre civilisation à travers l'éducation.
Oui, l'éducation est essentielle. Mais elle doit peut-être d'abord passer par un changement de regard. Tant que nous considérons les autres êtres vivants comme de simples ressources, comment pourrions-nous entrer en relation de respect avec eux ?
Et cette logique ne s'arrête pas au vivant non humain. Nous n'arrivons même pas à respecter nos frères et sœurs humains. Nous prélevons et gaspillons bien au-delà de nos besoins, alors que d'autres crèvent de faim. Les wendigowak ont de bonnes raisons d'être en colère. 😉
Oui, et sans vouloir trop déplacer le centre de gravité de notre échange, à titre indicatif, ce que tu dis résonnes fortement avec un manifeste de mon corpus (les épistémies de soi) qui relie les connaissances fondamentaux du corps, des émotions, de la pensée, du lien et du sens.
Ces connaissances de soi déplacent le regard avec une configuration qui nous offre plus de liberté pour s'approcher de la pensée juste.
Elles sont suggérées d'être apprises avant d'accueillir les matières scolaires.
En revenant aux wendigowak, il semble qu'ils soient plus disposés à partager leurs exaspérations que leurs colères.
J’ai beaucoup aimé ton conte, que je lis finalement moins comme une simple variation sur le wendigo que comme un conte animiste de Noël. Ce qui m’a frappée, c’est toute la logique du don : l’arbre qui s’offre, l’humain qui demande plutôt que de prendre, la forêt qui répond, puis le wendigo qui devient gardien de l’équilibre plutôt que simple figure de dévoration.
Ça m’a rappelé certaines lectures sur le chamanisme sibérien, notamment chez Hamayon, où la chasse n’est jamais seulement une prise, mais une relation réglée entre humains et non-humains. Ici, tu fais quelque chose de semblable avec l’arbre : ce n’est pas une ressource, c’est un être avec lequel on entre en relation.
Ton wendigo est donc très libre par rapport à la légende, mais cette liberté fonctionne bien parce qu’elle sert une réflexion claire : prendre n’est pas forcément détruire, à condition de reconnaître ce qui est donné et de rendre quelque chose au cycle du vivant. C’est une belle manière de déplacer une figure terrifiante vers quelque chose de presque sacré.
Merci, Johanne, pour ton commentaire. J’aime particulièrement cette phrase. Elle résume très bien ce que je voulais exprimer dans ce texte :
« Prendre n’est pas forcément détruire, à condition de reconnaître ce qui est donné et de rendre quelque chose au cycle du vivant. »
Merci beaucoup pour cette lecture approfondie. Je ne connaissais pas Hamayon, mais ton parallèle avec le chamanisme sibérien est très intéressant. Je vais aller découvrir ses travaux. Je suis curieux. Tu viens d'éveiller ma curiosité.
C’est exactement dans la philosphie des autochtones amazoniens (entre autres), Kopenawa l’explique vraiment bien dans son livre La chute du ciel, écrit avec l’anthropologue Bruce Albert.
Ce conte tout comme l’ensemble de tes textes m’amène à réfléchir sur nos comportements, nos échanges, nos actions auprès de tout ce qui est vivant. Merci!
Merci, Elsie. J'essaie, du mieux que je peux, de faire ressentir une expérience intérieure dans laquelle, je l'espère, chacun peut reconnaître une part de lui-même. Et oui, aussi, de susciter une réflexion sur nos gestes et notre rapport à tout ce qui vit autour de nous.
Très joli texte, le côté chamanique et spirituel m'a touché.
Merci, Nicolas. Oui, il y a une forte dimension chamanique et spirituelle. À travers ce conte, j'avais envie d'explorer une autre façon de penser notre lien avec le vivant. Je suis heureux que ce texte t'ait touché.